REPUBLIQUE d' IRLANDE

Histoire de l'Irlande


     

Antiquité - Moyen-Age. Autrefois habitée par les Gaels (pictes et/ou erainn), l'Irlande n'a pas connu l'invasion romaine. Des aventuriers irlandais (Scots) sortent piller les côtes britanniques voisines. C'est St-Patrick qui va évangéliser le pays. Avec l'arrivée du christianisme, c'est une brillante civilisation qui va s'y développer et gagner toute l'Europe. Cette civilisation attire bien des convoitises, après les incursions vikings, ce sont les anglais qui vont tenter de s'implanter. Leur titre de Seigneur d'Irlande (Lord of Ireland) reste très théorique et leur pouvoir ne concerne vraiment que la région de Dublin. L'Irlande reste une nation celtique et pratiquement indépendante jusqu'au XVe siècle, lors de l'avenement des Tudors. Elle perd toute autonomie politique et ses meilleurs terres sont concédées à des colons protestants anglais et ecossais.

Renaissance - Union. C'est sous le règne de Cromwell que l'Irlande entame ses plus tristes années. Cette double main mise politique et économique coïncide aussi avec la Reforme en Grande-Bretagne et les Irlandais catholiques se sont obligé de reconnaitre l'anglicanisme comme religion officielle dans leur pays. Dès lors en Irlande, toute lutte nationale (contre l'occupant anglais) ou sociale (contre les propriétaires fonciers) prendra également une teinte confessionnelle. Expropriations, déportations et violations très diverses sera le lot des irlandais jusqu'à la grande famine du XIXe siècle, au profit de colons britanniques protestants et loyalistes. Par l'Acte d'Union de 1801, Angleterre et Irlande deviendront United Kingdom of Great-Britain and Ireland, mais l'Irlande n'en reste pas moins gérée comme une véritable colonie.

Temps modernes. Au début du XXe siècle, le nationalisme irlandais se durcit et un mouvement, le Sinn Fein, prône l'indépendance totale. En 1912 l'Angleterre accepte les Home Rules. La Première Guerre Mondiale repousse l'échéance de leur application. La minorité anglicane de l'Irlande, qui tire profit de la misère irlandaise, ne veut absolument pas des Home Rules et fait pression sur le gouvernement britannique contre ce projet, qui n'aboutit pas. Les Irlandais se sentant trahis, décident d'obtenir l'indépendance par la force et préparent un soulèvement pour Pâques 1916.

Pâques sanglantes . L'effet de surprise est total, les insurgés irlandais s'emparent de plusieurs points stratégiques, notamment la Poste Centrale de Dublin. Patrick Pearse lit à une foule étonnée la déclaration d'indépendance de la République d'Irlande. La repression s'organise rapidement et les issurgés sont défaits. Ce soulèvment mal préparé aura fait 500 victimes, principalement civiles. Les autorités britanniques condannent à mort les insurgés et fusillent aussitôt les sept signataires de la proclamation d'indépendance. Mais la dureté de cette répression va rapidement transformé cet échec d'insurrection, en victoire politique. Aux élections de 1918, le Sinn Fein emporte plus des trois quarts des votes à la Chambre des Communes. Refusant d'aller à Westminster, les députés irlandais se réunissent à Dublin et adoptent la Constitution provisoire de la Republique d'Irlande.

Les britanniques refusent bien entendu de reconnaitre ce pseudo-gouvernement, une véritable guérilla oppose les troupes anglaises aidés des extremistes loyalistes, aux irlandais, qui se regroupent dans l'Armée Républicaine Irlandaise (Irish Republican Army -IRA-). En 1921, les britanniques décident de diviser l'ile en deux parties, le sud devient l'Etat Libre d'Irlande, avec statut de dominion britannique et les six comtés du nord-est restent dans le Royaume-Uni. Ce traité de Londres rejetant l'indépendance totale et entérinant la partition de l'ile, est refusé par les Irlandais et dès 1922, une lutte armée s'engage contre l'occupant britannique, et se solde par un échec.

La République d'Irlande. Les Républicains fondent un nouveau parti, le Fianna Fail (les soldats de la destinée), qui remporte les élections générales de 1932. De Valera, le représentant des Fianna n'a cesse de rompre progressivement tous les liens rattachant l'Etat Libre d'Irlande au Royaume-Uni, et modifie la Constitution en donnant à l'Etat Libre, le nom d'Eire, Irlande en gaëlique. En 1948, le Clann na Poblachta (pati du peuple) décide de donner au pays le nom de "Republique d'Irlande" symbolisant la rupture définitive et totale avec la monarchie britannique. Le 18 avril 1949, lundi de pâques en souvenir de la révolution de 1916, naît officiellement à Dublin la République d'Irlande.

Le nouveau gouvernement fait énormément d'efforts pour le redressement économique de l'Irlande et poursuit la politique d'indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, mais ne peut empêcher l'impérialisme britannique de continuer de se manifester sur le plan économique et sur le plan culturel. Un accord de 1965, institue pratiquement le libre-échange entre les deux pays. Seul le rattachement de l'Irlande au Marché Commun, va lui permettre une réssurection et d'avoir une indépendance économique sans précédent.

L'Europe. En 1973, après une adhésion retardée, c'est avec enthousiasme que l'Irlande rejoint l'Europe avec 81% de "oui" au référendum. Les effets bénéfiques de l'Europe communataire ne tardent pas à se faire sentir, notamment l'augmentation des exportations agricoles à des prix plus élevés, affux de capitaux extérieurs, subventions de la CEE et diminution de l'influence britannique dans les échanges irlandais. Dublin précise en 1974, que son engagement européen est "irrévocable". En 1975, en visite à Paris le ministre irlandais des affaires étrangères déclare que l'adhésion de la République d'Irlande au Marché commun, marque la vrai fin de la période coloniale en Irlande.

Si l"Europe a permis à l'Irlande d'exister, ce sont maintenant les investissements américains qui entraîne uns véritable explosion économique dans l'île. A tel point que l'économie irlandaise a été nommée le "Celtic Tiger". Cette dynamique irlandaise est aujourd'hui motrice dans le développement économique de ses voisins, notamment pour le nord de l'île, mais aussi pour l'Angleterre. De nos jours beaucoup d'Irlandais du nord viennent travailler en Irlande du sud, ce qui est un véritable bouleversement et une grande opportunité pour la paix dans ce pays.

L'Irlande du Nord. L'Irlande du Nord restera incluse dans le Royaume-Uni avec les conséquences que l'on connaît. En 1972, dans le Bogside de Derry les parachutistes britanniques tirent sur la foule faisant une véritable écatombe qui sera immortalisée sous le nom du Bloody Sunday. Sunday, Bloody Sunday repris par le groupe irlandais U2.
Après 22 mois d'intenses négociations, un accord est signé le 10 avril 1998 et laisse entrevoir un espoir de paix...

         

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