SAINT-MALO

Drapeaux, armoiries, symboles et emblèmes de la ville de St-Malo


     

Armoiries de la ville de St-Malo

 


Pavillon marchand de France

Enseigne de la Société Nautique Saint-Malo

Drapeau des troupes d'infanterie de Marine
de Saint-Malo - 1772


Drapeau de la Bretagne

 
[35] ILLE-ET-VILAINE. SAINT-MALO. Préfecture et chef-lieu d'arrondissement à l'entrée de l'estuaire de la Rance. 50.000 hab. (Malouins) Reconstruite après la IIe guerre mondiale, la partie historique et les remparts (les plus anciens datent du XIIe s.) ont peu souffert et offrent toujours un magnifique panorama sur la ville et sur la mer Le château abrite aujourd'hui un musée et la vieille-ville garde toujours des traces des différents hôtels anciens qui lui donne son aspect si particulier. Centre touristique, St-Malo est aussi une importante station banéaire sur la côte d'Emeraude.

Histoire de Saint-Malo : au VIe siècle, l'évêque Malo établi un monastère sur un îlot rocheux rattaché au rivage par une bande de sable. Au XIIe siècle, les habitants de l'antique Aleth (Saint-Servan) décide de s'installer autour du tombeau de l'évêque dont la situation géographique fournit une défense solide contre les pirates normands. L'histoire de la ville est ensuite dominée par les rivalités entre ses évêques et les ducs de Bretagne Au début du XVIe siècle la ville se développe. Grand port français, la navigation malouine connaît une grande renommée et en 1533 Jacques Cartier explore l'estuaire du Saint-Laurent. C'est à Saint-Malo que le roi de France recrute ses redoutables corsaires. La perte de la Nouvelle-France entraine le déclin commercial du port. Les guerres d'empire redonnent à Saint-Malo un rôle de port de guerre, mais c'est à la fin du XIXe siècle avec la construction de bassins à flot qui servent de refuge que la pêche va se développer notamment au large de Terre-Neuve. 

Origine du drapeau : le drapeau de Saint-Malo est une combinaison très réussie du drapeau rouge des corsaires du roi et du drapeau marchand (civil) de France de l'époque. Dans le canton rouge, l'hermine des armoiries a été rajouté pour identifier pleinement la ville de Saint-Malo.

Origine des armoiries : parmi les différents sceaux que la ville de Saint-Malo a successivement adoptés, l'un faisait référence aux chiens du guet de gueules au dogue d'argent, accompagné de la devise CAVE CANEM. Le dogue est devenu hermine avec le temps et c'est Robert Louis qui va rassembler ces deux éléments emblèmatique de la ville en une seule armoiries, confirmées par la ville 26 mars 1949.

Les armoiries municipales se décrivent de gueules à l'hermine passante d'argent cravatée d'hermine, lampassée de sable, bouclée d'or. Lécu est timbré d'une couronne murale d'or, composée de deux grosses tours de la Grand'Porte accostée de deux éléments de murs de remparts. Il est supporté par deux dogues d'or mouvant des flancs lampassés de gueules, au collier armé retenu au chef par une chaîne, le tout d'argent. L'écu et les dogues sont soutenus par une terrasse de granit portant gravée en lettres onciales de sable la devise Semper Fidelis et reposant sur une risberme aussi de granit maçonné de sable, symbolisant les quais de la ville. La patte de chacun des dogues est posée sur un cordage d'or mouvant de la pointe de l'écu et retenant une ancre du même brochant à l'extrémité de la risberme. Par décret du 8 juillet 1948, la Croix de la Légion d'honneur est appendue à dextre, à la pointe de l'écu, brochant sur la risberme. La Croix de Guerre 39-45 fait pendant à senestre. Ces deux décorations ont été remises par M. Teitgen, ministre des Armées à la ville de Saint-Malo représentée par Marie-Noëlle Leroux, fille de l'officier de paix tué au cours du siège, assistée par Guy La Chambre.

Origine des chiens du guêt : les chiens du guet (du mot "guet", anciennement utilisé pour désigner une surveillance nocturne) étaient une meute de chiens de garde que l'on lâchait à la nuit tombée sur la grève entourant les remparts de Saint-Malo, afin d'en assurer la protection : dissuader les intrus d'attaquer la ville ou de piller la cargaison des navires accostés dans le port et dans les chantiers navals. Ils étaient lâchés lorsque les portes de la ville étaient fermées, afin qu'ils n'attaquent pas les habitants. Ces derniers étaient avertis le soir qu'ils devaient rentrer par le clocher de la cathédrale, et le matin qu'ils pouvaient sortir au son d'une trompette.

Instaurés en 1155, ils ont assuré leur fonction jusqu'au 7 mars 1770, date à laquelle ils ont dévoré un officier de marine du nom d'Ansquer de Kerouartz, qui avait tenté de forcer le passage et d'escalader l'enceinte : suite à cet accident, la municipalité a donné l'ordre de les empoisonner.

Devise de la ville : Semper Fidelis.

Autres devises : Cave Canem.

Texte et dessins :
- Ville de Saint-Malo.
- Office de Tourisme de Saint-Malo.
- Département d'Ille-et-Vilaine.
- Comité de Tourisme d'Ille-etVilaine.

 

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